La saga Resident Evil s’agrandit encore avec le petit dernier, Resident Evil: Retribution. Annoncé pour la rentrée septembre 2012, la bande-annonce vient tout juste d’être dévoilée et honnêtement, ça fait peur. Non pas que les zombies et autres mutants soient si effrayants que cela, non, cela fait peur car ce film sent le nanar à plein nez.

Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie et nous avons désormais pris l’habitude que les volets s’enchaînent perdants à d’épisode en épisode encore un peu plus d’âme et de crédibilité cinématographique. Seulement, à chaque annonce d’une nouvelle aventure d’Alice, on ne peut s’empêcher de croire qu’un sursaut est possible. Il semblerait fort que ce ne soit une énième fois pas le cas.

Si tout avait plutôt bien commencé avec le tout premier épisode, huit clos glaçant et très sombre à forte dose de suspens, force est de constater que le second ne fût pas à la hauteur des espérances. Pourtant nous ne sommes pas des purs et durs de la première heure, accro au jeu vidéo et pointilleux sur le non respect de la trame d’origine, mais dès le deuxième épisode, tout l’aspect prenant et flippant laisse la place à une orgie d’explosions et de cascades rocambolesques (par respect nous n’évoquerons pas les dialogues surréalistes) qui ne servent plus à grand chose si ce n’est faire bailler le spectateur dans son fauteuil. À savoir qu’il est assez dangereux de bailler lorsque l’on se goinfre de pop corn, le risque d’étouffement est multiplié par 10 (oui, c’est scientifiquement, ou presque, prouvé). D’un film angoissant ou du moins à suspens, Resident Evil est devenu à coup de centaines de millions de dollars un film d’action lambda pour très jeunes ados décérébrés.

Comme pour le 4e volet, Resident Evil: Afterlife, le film sera en 3D, malheureusement. Attendez-vous donc à recevoir en pleine tête éclats de verres et rondelles de macchabées au visage, enfin plus ou moins. Ce rituel de la 3D devient lassant, mais étant donnée la cible que visent les producteurs, paraît un passage obligé. Nous ferons donc avec.

Cet épisode semble donc finalement assez ressembler au précédent avec des combats gigantesques entre des armées de millions de soldats, des milliards de morts-vivants et une Milla Jovovich gesticulant au milieu de tout ce beau monde. Nul doute qu’il est à réserver pour un soir de grande fatigue, lorsque le cerveau n’est plus qu’à 5 % de batterie.

À noter que Michelle Rodriguez, révélée par le tout premier Resident Evil, lui ouvrant les portes de la série Lost mais aussi celles du pénitencier à de multiples reprises, est de retour. Les lesbiennes en auront au moins pour leur argent, elles.

La bande annonce de Resident Evil: Retribution :

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